Osteopilus septentrionalis


Noms communs : Rainette de Cuba
Collectivité : Saint-Martin
Auteur : (Duméril & Bibron, 1841)
Famille : Hylidae
Règne : Faune
Organisme : amphibien
Statut des populations : naturalisée
Statut d'envahissement : envahissant
Statut des impacts : impacts non déterminés localement mais connus ailleurs pour être importants
Date d'introduction ou de 1ère mention : 1996 (côté français)
Type d'introduction : accidentelle
Voie d'introduction :
Conflit d'intérêt :
Milieu : terrestre

Note :

La Rainette de Cuba est signalée pour la première fois en 1987 à Saint-Martin (coté Néerlandais) puis en 1996 du côté français de Saint-Martin. Son extension se poursuit et elle est une menace sérieuse pour toutes les îles de la Caraïbe. (Breuil, 2002 ; Breuil et Ibene, 2008).L’impact de la Rainette de Cuba n’est pas étudié localement mais dans les autres îles voisines l’espèce se comporte comme un hyper-prédateur et entre en compétition avec des espèces locales. Ses larves, également carnivores, peuvent entrer en compétition avec celles d’espèces indigènes ou s’en nourrir (Babbit and Meshaka, 2000 ; Smith, 2005) . À Porto Rico, elle perturbe fortement les communautés d’amphibiens (prédation, compétition pour la nourriture et les gîtes, interférence avec la reproduction). Sur le plan sanitaire, sa reproduction dans les citernes d’eau et les déjections qu’elle y laisse peuvent être à l’origine de contamination de l’eau potable. La toxine secrétée par sa peau peut causer des irritations cutanées chez l’homme par contactmais dans les autres îles voisines l’espèce se comporte comme un hyper-prédateur et entre en compétition avec des espèces locales. Absente de la Guadeloupe et de la Martinique, des dispositions doivent être prises rapidement pour limiter la propagation de cette espèce aux autres îles des Petites Antilles.


Bibliographie :

Babbit, K., Meshaka, W. (2000). Benefits of eating conspecifics : effects of background diet on survival and metamorphosis in the Cuban treefrog (Osteopilus septentrionalis). Copeia, 2000 : 469-474.

Breuil, M. (2002). Histoire naturelle des Amphibiens et des Reptiles terrestres de l’archipel Guadeloupéen. In Patrimoines Naturels, MNHN, Paris.

Breuil, M., & Ibéné, B. (2008). Les hylidés envahissants des Antilles françaises. Bull. Soc. Herp. Fr. 125 : 1-27.

Lorvelec, O., Pascal, M., Pavis, C., & Feldmann, P. (2007). Amphibians and reptiles of the French West Indies : Inventory, threats and conservation. Applied Herpetology, 4 : 131-161

– Smith, K.G. (2005). Effects of nonindigenous tadpoles on native tadpoles in Florida : evidence of competition. Biological Conservation, 123 (4) : 433-411.

Les invasions biologiques aux Antilles françaises. Diagnostic et état des lieux des connaissances.(2013). Rapport DEAL Martinique et Guadeloupe. 88 pages


Contributions : Olivier Lorvelec (INRA Rennes), Michel Breuil (MNHN)

Sites internet : INPN, GISD

Date de dernière mise à jour : 25 / 07 / 2017
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