Urva auropunctata

Sur la liste des 100 espèces parmi les espèces les plus envahissantes au monde


Noms communs : Petite mangouste indienne
Collectivité : Guadeloupe
Auteur : (Hodgson, 1836)
Famille : Herpestidae
Règne : Faune
Organisme : mammifère
Statut des populations : naturalisée
Statut d'envahissement : envahissant
Statut des impacts : impacts déterminés localement
Date d'introduction ou de 1ère mention : 1888
Type d'introduction : intentionnelle
Voie d'introduction : lutte biologique
Conflit d'intérêt :
Milieu : terrestre

Note :

La Petite mangouste indienne a été introduite en 1888 dans le but de contrôler les populations de rats qui ravageaient les plantations. Elle se rencontre sur la Grande-Terre, la Basse-Terre et Marie Galante. Son introduction est évoquée comme la source de raréfaction de certaines espèces de l’herpétofaune et d’oiseaux nichant au sol ou à proximité du sol. La Petite mangouste indienne aurait pu contribuer, avec d’autres mammifères prédateurs introduits, à l’extinction du Lézard Ameiva cinera, et à la quasi-extinction de deux espèces de couleuvres (Liophis juliae et Alsophis antillensis) (Lorvelec et al., 2004 ; Hays et al., 2007). Un programme d’éradications simultanées du Rat noir et de la Petite mangouste indienne a été engagé en 2001 et 2002 sur l’îlet à Fajou. La méthode utilisée, développée par l’INRA de Rennes, consistait, pour les rats, en un piégeage intensif sur toute la superficie de l’île suivi d’une lutte chimique pour éliminer les derniers individus. Dans le cas des mangoustes, seul le piégeage était utilisé. L’éradication de la Petite mangouste indienne a été obtenue dès la première année (2001). En revanche, les deux tentatives d’éradication du Rat noir (2001 et 2002) ont échoué. L’éradication de la Petite Mangouste indienne a permis l’arrêt total des destructions de nids de Tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), une colonisation de la partie sèche de l’île par le Râle gris (Rallus longirostris), et une multiplication par quatre du nombre de Crabe de terre (Cardisoma guanhumi) (Lorvelec et al. 2004).


Bibliographie :

Hays, Warren S.T & Conant, S. (2007) Biology and impacts of pacific Island Invasive Species. 1. Worldwide review of effects of the small Indian mongoose, Herpestes javanicus (Carnivora : Herpestidae). Pacific Science, 61 (1) : 3-16.

Lorvelec, O., Pascal, M., & Pavis, C. (2001). Inventaire et statut des Mammifères des Antilles françaises (hors Chiroptères et Cétacés). In Rapport n° 27 de l’Association pour l’Etude et la Protection des Vertébrés et Végétaux des Petites Antilles, Petit-Bourg, Guadeloupe.

Lorvelec, O., Pascal, M., Delloue, X., & Chapuis, J.L. (2007b). Les mammifères terrestres non volants des Antilles françaises et l’introduction récente d’un écureuil. Rev.Ecol. (Terre Vie), 62 : 295-314.

Lorvelec, O., Delloue, X., Pascal, M., & Mege, S. (2004). Impact des mammifères allochtones sur quelques espèces autochtones de l’îlet Fajou (Réserve Naturelle du Grand Cul-de-Sac-Marin, Guadeloupe), établis à l’issue d’une tentative d’éradication. Revue d’Ecologie (La Terre et la Vie), 59 : 293-307.

Les invasions biologiques aux Antilles françaises. Diagnostic et état des lieux des connaissances.(2013). Rapport DEAL Martinique et Guadeloupe. 88 pages


Contributions : Association pour l‘Etude et la Protection des Vertébrés et Végétaux des Petites Antilles (AEVA)

Sites internet : INPN, GISD

Date de dernière mise à jour : 25 / 07 / 2017
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