Sensibiliser et former aux enjeux des EEE : une première coopération entre les grands ports maritimes de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique et le Comité français de l’UICN

Dans la continuité de la dynamique impulsée en 2024 par le Réseau EEE outre-mer lors de la formation « Prévenir et surveiller les espèces non-indigènes marines (Antilles françaises – Guyane) », les trois grands ports maritimes de la région Antilles-Guyane et le Comité français de l’UICN ont décidé de s’associer pour lancer cette année un projet visant à mieux prévenir et gérer les espèces exotiques envahissantes.

A l’échelle globale, les ports constituent des points d’introductions majeurs d’espèces exotiques marines et terrestres. Ainsi, par leur fonction d’importation, d’exportation et de transport de passagers, ils peuvent jouer un rôle crucial et stratégique de prévention des introductions issues du transport de marchandises et de personnes, du biofouling et des eaux de ballast, en provenance de différents continents et océans.

Les outre-mer sont particulièrement concernés car leurs économies sont étroitement liées aux importations et exportations de marchandises.  Les grands ports maritimes de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique sont situés aux carrefours de nombreuses routes maritimes, et ces territoires sont déjà concernés par de nombreuses invasions biologiques affectant les espèces indigènes et les écosystèmes. La mise en œuvre de mesures préventives pourrait ainsi constituer un levier fort de sauvegarde des milieux naturels.

Dans ce contexte et pour répondre aux enjeux de prévention et de gestion des EEE, ce nouveau partenariat entre les grands ports maritimes de la région Antilles-Guyane et le Réseau EEE outre-mer du Comité français de l’UICN, vise à déployer des actions de communication et des formations spécifiquement adaptées. Sur la période 2026-2027, deux volets d’actions seront mis en œuvre :

  • Un volet communication avec la conception de supports variés à destination des passagers de croisières et des lignes inter-îles, des armateurs, équipages, agents portuaires et entreprises travaillant sur les ports ;
  • L’organisation d’un cycle de formations à destination des agents portuaires, des personnels à terre et navigants, et d’autres parties prenantes.

Ce projet constitue une contribution concrète aux orientations inscrites dans les projets stratégiques des Grands ports maritimes en matière de préservation de l’environnement. Il alimentera également les stratégies locales de prévention et de gestion des invasions biologiques des trois territoires concernés.

Il répond par ailleurs à la mesure 17 de la Stratégie Nationale Biodiversité 2030 et plus particulièrement à son action 4 qui vise à lutter contre les EEE au niveau des infrastructures portuaires et à sensibiliser les passagers et compagnies de transports maritimes. Il constitue également une première étape à la mise en œuvre de la mesure 10 qui vise notamment à limiter l’introduction des EEE. La mise en œuvre de ce projet s’inscrit aussi en cohérence avec le plan national d’action (2022-2030) relatif à la prévention et à la gestion des EEE, et plus spécifiquement à sa 11ème action, dont l’objectif est de limiter l’introduction d’EEE par le transport international, en portant une attention particulière aux territoires ultramarins.

Rédaction : Clara Singh (Comité français de l’UICN)

Relecture : Yohann Soubeyran (Comité français de l’UICN)

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