Retour sur la deuxième formation « Prévenir et surveiller les espèces non-indigènes marines » en outre mer
Le réseau EEE outre-mer, avec le soutien de l’Ifrecor et l’appui scientifique de la Direction de la Biosécurité et de l’Université de Polynésie française, a organisé à Papeete, du 26 au 29 mai 2026, une formation sur la prévention et la surveillance des ENI marines. Cette formation vient compléter la première session organisée en Martinique en 2024. Ces deux formations ont été soutenues par l’Ifrecor dans le cadre de son 5ème plan national d’action.
En effet, bien que les enjeux relatifs aux EEE terrestres et aquatiques soient de mieux en mieux connus et les acteurs mobilisés en ce sens, la problématique des invasions biologiques en milieu marin est encore peu explorée et souvent sous-estimée. Ainsi ces formations visaient à renforcer les connaissances et les initiatives sur la prévention et la surveillance des ENI marines à travers plusieurs objectifs pédagogiques :
- Retranscrire les différentes étapes processus d’invasion des ENI marines, utiliser le champ lexical et identifier les impacts associés ;
- Identifier les différents outils réglementaires et les acteurs associés ;
- Identifier les bonnes pratiques de biosécurité à mettre en œuvre suivant les contextes ;
- Mettre en œuvre une démarche de surveillance ;
- Analyser les risques et avantages de la gestion des ENI marines et de leur valorisation socio-économique ;
- Mobiliser les connaissances pour développer des projets d’apprentissage sur la base de cas concrets proposés par les participants.
Pendant 3 jours de formation (répartie sur 4 journées), 14 participants ont pu bénéficier d’un enseignement utilisant des méthodes de pédagogie active au travers d’activités conçues et adaptées au contexte polynésien.
Une demi-journée de terrain a été organisée à la Marina de Papeete afin d’effectuer des prélèvements d’ENI marines avec l’appui de l’Université de la Polynésie française et la Direction de la biosécurité. Cette dernière a accueilli le groupe des participants dans ses locaux afin de poursuivre ces travaux pratiques par l’identification des échantillons
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Cette session a rassemblé des structures variées (Direction des ressources marines, Institut pour la recherche et le développement, Fape Ape Te Ora Naho, Fédération polynésienne d’études et de sports sous-marins, Aire marine protégée des Gambier, Direction de la Biosécurité, Direction polynésienne des affaires maritimes, Port autonome de Papeete, Natura rau no Maupihaa, CESEC, Association française de Conchyliologie) et la formation a été le lieu d’échanges privilégié qui ont possiblement constitué les premières bases d’une coordination locale sur la thématique.
Fort de ces deux premières formations dans les Antilles et en Polynésie française, le Réseau EEE outre-mer pourra envisager d’étendre cette offre à d’autres régions et territoires intéressés et reste disponible poursuivre les échanges avec les acteurs qui ont déjà pu y participer pour les accompagner dans leurs projets sur le sujet.
Rédaction : Clara Singh (Comité français de l’UICN)
Relecture : Yohann Soubeyran (Comité français de l’UICN)



