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Opération de restauration écosystémique à Juan de Nova – Lutte contre le Chat haret

L’île Juan de Nova (district des Iles Eparses, Terres australes et antarctiques françaises – TAAF – www.taaf.fr) est un site majeur pour la reproduction des oiseaux marins dans l’océan Indien occidental. Elle abrite saisonnièrement une immense population reproductrice de sternes fuligineuses. Cette population était considérée en 2002 comme la plus grande colonie de la région, avec près de 2.000.000 de couples reproducteurs. Depuis ce comptage, les effectifs observés et la surface occupée par la colonie n’ont cessé de diminuer (450.000 couples reproducteurs en 2013).

La prédation massive exercée par une population de chats harets introduits 2 sur l’île au début du XXème siècle est considérée comme la principale cause de ce déclin (près de 30.000 sternes prédatées par an). Conformément au Plan d’Action Biodiversité pour les îles Éparses, élaboré par les TAAF en 2010, l’éradication des chats harets de Juan de Nova a donc été identifiée comme une action prioritaire à mener pour conserver le patrimoine naturel de l’île et maintenir le fonctionnement des écosystèmes.

L’opération d’éradication soutenue financièrement par les TAAF et un mécène privé vient d’achever sa première phase opérationnelle (mai à septembre 2015). La mise en œuvre par les TAAF de cette ambitieuse opération de restauration, rendue complexe par l’isolement et la superficie de l’île (560 ha), a permis l’élimination de près de 95% de la population de chats grâce notamment à la collaboration d’agents du Parc national de La Réunion et de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (représenté localement par la Brigade Nature de l’Océan Indien). La quantification des bénéfices de l’éradication ainsi que le suivi de l’évolution de l’écosystème ont par ailleurs été parfaitement intégrés à l’opération grâce à un monitoring large et en continu de la faune et de la flore, en association avec les partenaires scientifiques des TAAF (Université de La Réunion, Conservatoire Botanique de Mascarin, Nature Océan Indien). Une phase additionnelle est d’ores et déjà en préparation pour 2016 afin de retirer les derniers individus encore présents sur l’île.

Par David Ringler (Chargé de conservation et de soutien à la recherche pour les Iles Eparses – TAAF)

Contact : David Ringler ou Cédric Marteau (Administration des TAAF)

 

Crédit : TAAF

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