Replay du Webinaire du Réseau EEE outre-mer « Miconia calvescens : situation actuelle dans les outre-mer et gestion mise en œuvre »
Originaire d’Amérique centrale et du Sud, Miconia calvescens a été introduit dans de nombreuses régions tropicales du globe et est considéré comme l’une des 100 espèces exotiques les plus envahissantes au monde. Particulièrement en systèmes insulaires, le développement de populations denses et monospécifiques menace des plantes endémiques et entraîne une érosion des sols.
Les collectivités d’outre-mer du Pacifique et les Antilles françaises sont particulièrement concernées et mobilisées. Introduit pour la première fois en 1937 à Tahiti comme plante ornementale, il est désormais installé sur 70 % de l’île et s’est dispersé dans plusieurs îles de la Société et des Marquises. Transporté ensuite depuis Tahiti jusqu’en Nouvelle Calédonie en 1970, ses capacités d’invasion menaceraient jusqu’à 25 % de la superficie de Grande Terre, soit 300 000 ha de forêts denses et humides de basse altitude. En 1990, l’espèce a été plantée dans un jardin ornemental en Martinique laissé à l’abandon suite au passage du cyclone Dean en 2007, permettant à l’espèce de se disperser dans le milieu naturel à proximité de réserves biologiques. Plus récemment, l’espèce a été signalée en Guadeloupe en 2020 en Basse-Terre à proximité du Parc National ou des plants matures ont été recensés sur environ 3 ha.
Dans le cadre du Réseau EEE outre-mer, ce sujet a été au cœur des discussions lors des ateliers EEE outre-mer organisés en Martinique en 2020, notamment pour alerter sur les risques liés à la présence de cette espèce dans les Antilles, sur la base de retours d’expériences du Pacifique.
Depuis, des actions ont été déployées ou poursuivies pour freiner la dispersion de cette espèce et limiter ses impacts, parfois conjointement à de nouvelles détections. Ce webinaire donne ainsi la parole à des acteurs de tous les outre-mer concernés par cette problématique afin de partager un nouvel état des lieux de la situation sur ces territoires, les retours d’expériences de gestion et les enjeux associés suivant les contextes.
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Présentations du Webinaire
- 38 ans d’études et de lutte contre Miconia calvescens en Polynésie française (1988-2026) – J-Y. Meyer – lien disponible prochainement
- Gestion du Miconia calvescens en Polynésie française : Méthodes de lutte mécanique/manuelle et chimique – M. Fourdrignez et J-F. Butaud – Lien
- La gestion du Miconia calvescens dans la Vallée du Thy – H. Charpentier – lien
- Résultat du travail de lutte mené depuis 2009 en Nouvelle-Calédonie – Y. Mancec – lien
- Miconia calvescens en Martinique – J. De Reviers – lien
- Miconia calvescens en Guadeloupe – R. Hirard – lien
Retours d’expériences produits dans le cadre du Centre de ressources :
- Introduction d’un champignon pathogène pour contrôler le Miconia et restaurer les forêts humides de Tahiti (Polynésie française) (lien)
- Gestion de l’invasion du Miconia sur l’île de Fatu Hiva (Polynésie française) (lien)
- Gestion de Miconia calvescens sur la commune d’Ajoupa-Bouillon (Martinique) (lien)
Articles publiés sur le site Internet du Réseau EEE outre-mer :
- Gestion du Miconia en Guadeloupe, une dynamique bien engagée (lien)
- Invasion préoccupante de Miconia calvescens en Guadeloupe et en Martinique : pour une réaction rapide coordonnée (lien)
Photo du haut de page : Miconia calvescens (ONF Guadeloupe)
