La FRB récompense une thèse sur les chats harets en Nouvelle-Calédonie !

Le 26 septembre, le Conseil d’orientation stratégique de la FRB a récompensé neuf jeunes chercheuses et chercheurs dont les travaux sur la biodiversité ont contribué à l’amélioration des connaissances et ont essayé d’apporter des réponses aux grands enjeux sociétaux. Le Comité français de l’UICN, pour qui l’outre-mer est une priorité géographique de son action, a soutenu le prix dans la catégorie « outre-mer », avec la LPO et le programme Science & enseignement EDF – Institut de France – Académie des sciences.

Le prix de la catégorie « outre-mer » est décerné à Pauline Palmas pour ces travaux de thèse sur l’écologie et les impacts des chats harets en Nouvelle-Calédonie.

Les chats harets, chats domestiques revenus à l’état sauvage, figurent parmi les prédateurs introduits et envahissants les plus catastrophiques pour les écosystèmes insulaires. Leur rôle dans l’érosion de la biodiversité dans les îles ne cesse de se confirmer études après études. Pour autant, leur écologie et la quantification de leurs impacts ont été très peu étudiés en Nouvelle-Calédonie, hot-spot mondial de biodiversité, rendant difficile l’élaboration de mesures de gestion.

Les résultats sont marquants : 44 espèces de vertébrés figurent dans leur régime alimentaire, la plupart endémiques de la Nouvelle-Calédonie, dont 20 sont menacées d’après la Liste rouge mondiale de l’UICN. Ces résultats viennent augmenter de 44 % le nombre d’espèces menacées connues pour être consommées par les chats harets sur l’ensemble des îles du monde, noircissant un peu plus le bilan mondial des impacts de cette espèce. En intégrant également des questions de gestion appliquée dès le début, la thèse a permis de dégager des premières pistes d’applications pratiques pour la conservation des espèces endémiques confrontées à ce prédateur.

La jeune chercheuse poursuit actuellement ses recherches sur les chats harets en Polynésie française, où ils ont fait l’objet de peu d’études alors qu’ils sont soupçonnés d’avoir contribué à l’extinction de nombreuses espèces et d’être l’une des causes principales de la régression des populations de gallicolombes (Gallicolumba sp.).

 

PLUS D’INFORMATIONS

– Communiqué de presse annonçant les lauréats
– Dossier de presse détaillant les prix jeunes chercheurs
– Site internet dédié aux 10 ans de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité
– Le programme Espèces et le programme Outre-mer de l’UICN France

Photo bandeau : ©  Thibaut VERGOZ / IRD images / CNRS images
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